Quelles sont les différentes techniques de pose du parquet ?

Le parquet séduit de nombreuses personnes pour la touche rustique, chaleureuse et élégante qu’il apporte à une habitation. La robustesse du matériau naturel de fabrication permet une pose sur les parties à fort passage, et même celles exposées à l’humidité. 

Se déclinant aujourd’hui en plusieurs styles modulables pour varier les ambiances dans chaque pièce, le bois conserve sa résistance au fil du temps tout en gagnant en esthétique. En fonction de la pièce de pose vous avez le choix entre plusieurs méthodes basées sur la nature du support. Clouée, flottante, ou encore collée, quelle est la pose la plus adaptée ? Pour quel besoin ? Le point dans cet article.

La préparation du sol : une étape préalable obligatoire

Un sol bien préparé pour recevoir le parquet est garant d’une pose à la fois durable et solide. Pour une pose de parquet réussi :

  • Commencez par retirer l’ancien revêtement, et veillez à ce que la surface qui servira de support pour votre futur parquet soit bien propre, lisse et plate. Dans le cas d’un sol qui n’est pas plat, vous pouvez ajouter un enduit sur votre chape pour le mettre à niveau.
  • Assurez-vous que le taux d’humidité ne dépasse pas les 2,5% pour une dalle en béton, et 16% pour un support en bois avant d’appliquer la sous-couche. Si tel n’est pas le cas, faites appel à un professionnel.

Une fois la préparation du sol effectuée, munissez vous des outils nécessaires (maillet, scie sauteuse, équerre, niveau à bulle, etc.) pour la mise en œuvre de la pose. Une fois les outils réunis, il ne reste plus qu’à choisir la technique de pose adaptée à vos besoins.

La traditionnelle pose clouée qui dure dans le temps

C’est une technique très ancienne qui consiste à clouer le parquet sur des lambourdes (ou sur un ancien parquet), elles-mêmes disposées entre elles de manière parallèle au sol. Cette technique nécessite un certain savoir-faire pour que la disposition des planches sur le support soit bien perpendiculaire. Pour un résultat optimal, un espace de 30 à 40cm est nécessaire entre les lambourdes. Utilisez des cales en bois pour que les lambourdes soient toutes au même niveau afin de recevoir les planches de parquet. Dans le cas des lambourdes, l’ajout d’un isolant phonique et/ou thermique procure un meilleur confort. 

Mise en œuvre :

  • Débutez la pose en disposant les lames le long du mur pour un parquet bien aligné.
  • Aidez-vous d’une équerre pour vérifier l’alignement géométrique des planches
  • Plantez les clous en biais pour faciliter la fixation des planches

Avantages : 

  • Une bonne durée de vie grâce à l’épaisseur du parquet qui doit être de 20 mm au minimum.
  • Possibilité pour le parquet d’être poncé et vitrifié plusieurs fois.
  • La technique de pose est efficace pour une remise à niveau importante.

Inconvénients :

  • Le choix de parquets pour ce type de pose est limité aux parquets massifs et contrecollés d’au moins 20mm d’épaisseur.
  • La technique nécessite une bonne hauteur de réservation qui doit prendre en compte la hauteur du solivage, et celle du parquet.
  • La mise en œuvre prend du temps.
  • Contrairement aux techniques flottantes et collées, la pose clouée nécessite des outils supplémentaires, ce qui la rend plus onéreuse.

Comment connaître les techniques de pose de parquet ?

La pose de parquet collé 

Si vous avez un plancher chauffant, veillez à ce que le collage se fasse en plein. Ce geste évite le décollement du parquet. En faisant corps avec le support, le parquet collé permet un bon échange thermique. La méthode nécessite un support en béton, en aggloméré, ou en ciment. Vous avez le choix entre le parquet massif, ou le contrecollé pour ce type de pose. 

Le principe consiste à coller directement les planches de parquet sur le support. Une couche de ragréage permet de rendre la surface bien plane pour une meilleure pose. Cette technique de pose offre un excellent confort sonore par rapport à la pose clouée, ou encore à la pose flottante, loin des bruits de pas irritants. Il est cependant conseillé de faire appel à un professionnel pour la pose, en particulier s’il s’agit d’une surface importante.

Mise en œuvre 

  • Disposez la lame dans le lit de colle encore humide.
  • Exercer une pression à l’aide d’un maillet ou d’une cale en bois pour une bonne fixation des planches.
  • Faites glisser la lame suivante de manière à ce qu’elle s’emboîte parfaitement avec la précédente. Donnez une tape légère sur le côté pour vous assurer que les pièces soient bien collées, sans oublier de toujours interposer une cale pour éviter les dégâts.
  • Utilisez un chiffon imbibé d’eau pour éliminer rapidement la colle fraîche qui déborde. Dans le cas où la colle a durci, un ponçage léger suffit. 

Avantages

  • Elle offre un bon confort phonique en réduisant les impacts creux des bruits de pas.
  • La pose collée assure une parfaite stabilité du parquet pendant des années.

Inconvénients  

  • Son utilisation est limitée à l’aménagement intérieur, et à des pièces où il n’y a pas d’humidité au risque de noyer le bois.
  • Un temps de séchage d’au moins 24h est nécessaire pour que la colle agisse convenablement. Sur un sol chauffant, les vides d’air favorisent la condensation et la montée en température. Les lames se mettront à se décoller. Les risques de condensation sont aussi présents sur les sols réfrigérants. De ce fait, la pose d’un parquet collé est déconseillé.   
  • À la différence de la pose flottante ou clouée, il est plus compliqué de changer un parquet collé.


La pose flottante : pratique et économique

C’est la technique de pose la plus courante, appréciée pour sa simplicité. Rapide à effectuer, elle est à la portée de tous, et est adaptée à tous types de supports. Moins chère que la pose clouée, ou encore la pose collée, elle est idéale pour redonner un coup de neuf à votre vieux parquet. 

Comme son nom l’indique, le parquet n’est pas fixé au sol. Les lames sont clipsées entre elles, ou collées, et sont ensuite disposées sur une sous-couche isolante de liège ou encore de mousse. L’assemblage est facile à effectuer, et se fait petit-à-petit. Si vous optez pour un parquet stratifié, c’est la seule méthode qui convient. La pose a le mérite d’être silencieuse, et il est possible de l’appliquer sur du carrelage, du sol stratifié, et même sur une moquette. 

Quels sont les prix pour un parquet flottant ?

Si elle offre une stabilité dans la pièce d’installation, il n’est cependant pas possible de réaliser des motifs. La pose doit être toujours faite de manière perpendiculaire et droite

Moins onéreux que le parquet massif, le parquet flottant offre généralement une bonne insonorisation, en fonction du modèle. Privilégiez l’achat d’un parquet flottant certifié PEFC pour profiter d’un produit de qualité haut de gamme.

Mise en œuvre

  • Commencez par la pose des lames contre les murs de la pièce.
  • Effectuez l’opération dans le sens de la longueur.
  • Munissez-vous d’une cale en bois de 30cm pour gérer la dilatation.
  • Lorsque vous coupez la deuxième lame qui dépasse, une fois la première rangée achevée, gardez la chute pour démarrer la prochaine rangée.

Avantages

  • C’est la pose la plus simple, économique, et la plus rapide.
  • Idéale pour un parquet stratifié ou contrecollé.
  • Procure un excellent confort de marche dû au fait que le parquet n’est pas fixé au sol, ce qui lui confère une grande souplesse.

Inconvénients

  • Ne convient pas aux chauffages au sol
  • N’est pas adaptée à des lames avec une largeur au-delà de 160mm
  • Bruit inconfortable des impacts de pas dû à la résonance entre le sol et le parquet

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